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Ce blog est en quelque sorte mis à ma disposition pour écrire ce que je ressens.
Purification ?
J'ai du aller à Lyon, chercher mon appart' pour l'année prochaine.
Pour cela, on a décidé, que j'irai chez ma grand-mère (qui n'habite pas loin est qui était censée connaitre "connais" Lyon. (Le pire c'est que je connais à peu près cette ville, mais passons. Je n'avais pas à la connaître)
J'arrive en fin de matinée. Je crève la dalle, j'ai bouffé pour la dernière fois à 5 heures du mat'.
Le repas ce sera 30 grammes de patates froides. Ah non pardon : c'était une salade.
Premier après-midi : Plein d'agences, de particuliers à appeler. C'était déjà chiant. J'ai pas kiffé l'expérience. J'ai jamais autant appelé (à part les jours d'après).
Bref. Rendez-vous avec une agence le lendemain.
On y va. Avec la vieille. (Ne soyez pas choqués, c'est mon histoire).
On arrive à l'agence. (Je ne savais pas que c'était de gros arnaqueurs. Heureusement tout est bien qui finit bien mais ce ne fut pas le cas du commencement...)
Frais d'agence : 180 €uros. (Aïe).
Ah pardon : 180 €uros la liste d'appartements à appeler soi-même. (Aïe²).
Je commence à appeler.
Les cabines téléphoniques de Lyon, elles ferment pas. Et parfois elles ne marchent pas. Ah, il a fallu attendre car l'autre conne (le mot grand-mère y sera automatiquement assimilé au cours du récit, ne vous en faites pas) voulait se POSER. Se poser.
- "Je comprends pas ce que tu fais, ça paraît peut-être facile pour toi, mais maintenant laisse moi regarder tout ça !"
Pourquoi ? Parce qu'il ne faut pas que je maîtrise. Ce n'est pas à moi de gérer. C'est à elle. Madame Hitler.
J'ai réussi à prendre un rendez-vous pour l'après-midi. A 14 heures 30.
Je voulais en prendre d'autres. Le maximum. N'est-ce pas normal ? Ces choses là, on veut en avoir fini au plus tôt.
MAIS.
- "Non je ne suis pas d'accord, on a déjà marché longtemps, tourné en rond, c'est pas pour rentrer à la maison très tard, déjà il faut attendre 14 heures 30, alors maintenant c'est fini".
Okay.
J'avais quand même du mal à me retenir de chialer dans la rue. (Rien ne me fait autant chialer que la colère). Je devais avoir l'air chouette. Mais je m'en fous.
Madame n'a fait que se perdre POURTANT Madame est censée connaître toutes les villes de France. (Et si c'est pas toutes c'est presque toutes. Voyez).
On arrive à ce fameux rendez-vous. Le gars est plutôt sympa. Mais je ne peux pas lui parler, c'est Elle qui décide.
On entre dans la mini co-propriété. On dit bonjour à une vieille dame. Non, l'Autre ne dit pas bonjour. Elle dit "BONJOUR MADAME" avec son éclatant sourire que les yeux ne suivent pas.
- "Mais on ne se croirait pas en ville, c'est presque la campagne !!! (Et mon cul) REGARDE, un MERLE ! (Sortir sa science en toute circonstance, ça rime, et c'est attitré à elle).
Le gars, je crois qu'il ne sait déjà plus où se mettre.
On entre dans l'appart'.
Il est petit et moche, étroit à crever, pas de fenêtre à part la porte, et en plus il faut le prendre à partir de juillet. Pour septembre. Mon cul. Oui mon cul.
ADMETTONS. Qu'il m'aurait plus. Madame ouvre sa gueule.
-" De toute façon même en réponse positive, il faut nous laisser le temps. Ce sont les parents qui DECIDENT ! Et si les parents ne peuvent pas, ce sera MOI ! (Elle est très freudienne).
Là j'ai explosé.
Ouh, ça ne lui a pas plu. (Ce qui ne lui a surtout pas plu c'est que le gars a éclaté de rire, je crois que c'était la saturation de coups d'oeil et d'yeux levés au ciel, de soupirs et d'autres).
On est parties. Mais après qu'elle ait tenu la grappe au gars. Un bout de conversation :
-" Mais JE (bah oui) leur dit à tous CES gens, que diable allez-vous acheter une voiture en ville, alors qu'il y a les transports en commun ? Ils ne comprennent vraiment rien ! (Et vas-y que ça daube sur tout le monde, quel contraste entre leur personnalité médiocre et le brio de cette vieille chienne).
On est rentrés, fallait le rappeler. Plus tard.
Gare Part-Dieu, 16 heures. Panneau d'affichage, train pour Bourgoin, 16 heures 03. A côté, remarque à propos de son retard de 40 minutes. MAIS :
(Elle part en courant et en criant "ON A PTÊTRE UNE CHANCE DE L'AVOIR !!!!!")
Et moi de gueuler "T'as remarqué qu'il avait quarante minutes de retard ?"
J'ai du crier 3 fois, elle était partie trop loin quand elle s'est rendue compte que je la suivais pas (ça doit faire un choc de perdre son yorkshire).
En attendant à la gare, j'ai passé plein de coups de fil et j'ai réussi à me trouver des rendez-vous pour le lendemain. Ca ne lui a pas plu, car
-"Que diable peut-on appeler dans une gare, avec ce brouhaha !"
Il aurait mieux valu se servir de son téléphone, car si c'est à partir du mien elle ne rentre pas dans l'histoire.
On rentre. J'ai appelé à l'aide. Ma tante, ma mère, ma meilleure amie. Les personnes que j'aime le plus, je crois :D.
Plan de sauvetage : Le lendemain je remonte à Lyon et je rejoins ma meilleure amie, on va chercher Toutes Les Deux.
- "Ah donc tu y vas seule ?"
- "Oui."
J'avais un rendez-vous en fin d'aprem. Le lendemain (PAF prends-toi ça) j'ai remarqué qu'il n'était libre que pour le 29 octobre.
J'ai eu mal.
Je suis partie, seule à la gare, sans ma chère grand-mère que j'ai laissé toute affolée. (affolée car elle n'avait pas compris ce qui allait se passer pour ELLE). J'ai appelé ma tante pour qu'elle vienne me chercher le soir même.
Mais toute seule, je me suis reprise. Complètement. C'est là que j'ai acquis parfaitement mon indépendance dans Lyon, en plus. Quand on s'en fout de tout, quand on a été trop énervé, quand on est vidé, on fait ce qu'on doit faire. Ca marche pour moi, en tout cas. Là j'ai fait ce que je devais faire. Je me suis démerdée seule. Je crois que le fait d'être seule m'a grisée. La liberté, voyez.
Passée à la succursale de l'agence. Liste. Appels. Rendez-vous pour le lendemain.
Lyon dès 8 heures le lendemain. Nuit chez ma tante et bonheur. Rendez-vous à 18 heures avec la proprio et ma tante. Femme réglo. Je ne sais pas si je l'ai car un autre qui est censé rester un an de plus est sur le coup. Déprime mais seulement passagère.
Lendemain, 10 heures 30, je ne vais pas à Lyon, j'ai la tête dans le cul, la proprio m'appelle, "Vous l'avez !" On s'est parlé un ptit moment, j'ai plus croassé qu'autre chose, c'est une femme réglo, je l'aime bien.
Mon appartement est en face de l'agence immobilière, eh.
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Ma grand-mère a toujours voulu dominer. Tout sur tout. Ma mère et ma tante. (Mon oncle a toujours été le chéri, le favori. Sans elle il n'est rien.)
Elle a dominé mon grand-père. Elle a aussi dominé son infarctus, puis sa mort. Il ne pouvait plus.
Je ne suis pas sûre que vous arriverez à tout capter, si vous lisez ce texte médiocre. Surtout que l'exemple que je choisis et mauvais, même si je me suis rendue compte de beaucoup de choses par rapport à son esprit dictateur. Rien que ce qu'elle a dit à ma mère "Ta fille n'a pas à décider, je devais la contraindre". Ma mère n'a pas abondé en son sens. Ce n'est qu'un exemple. Mais ma grand-mère est une ordure. Ma grand-mère rejoint mon père. Notre famille est un schéma.
Elle ne connaît que les livres. Que des mots des langues des événements des dates.
L'amour, pour elle, c'est un nom commun masculin de 5 lettres. Pareil pour sentiment, avec plus de lettres bien sûr.
Elle a enfermé ses filles durant toute leur enfance et continue même encore maintenant. Elle se vante. Elle veut briller. Elle ne brille pas, et est frustrée, et fait rejaillir son manque d'autorité sur tout ce qu'elle croise.
Elle a voulu m'avoir. J'étais la personne qui avait le moins de préjugés sur elle, avant. Je la défendais, même. Je ne comprenais pas pourquoi ma mère et ma tante, lorsqu'elle se voyaient, était tant obligées d'en parler, de se libérer.
Maintenant à travers ces jours que j'ai passé avec elle, à travers un exemple pourri qui vous fera peut-être rire ou en tout cas vous paraîtra ridicule, j'ai compris. En deux jours j'ai tout compris.
Ca m'a fait du bien d'écrire.
(Ouah, c'est long)


